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Bouddhisme : Croyances issues des enseignements de Siddhartha Gautama, considéré comme le Bouddha historique.

Seng Ts'an ( bouddhisme Tchan ) " La confiance de l'esprit"

MessagePosté par Vic » 01 Aoû 2018, 10:32

DE LA CONFIANCE EN L’ESPRIT. – (SENG T’SAN) – HSIN HSIN MING (VERSES ON THE FAITH MIND)
De la confiance en l’esprit. – (Seng T’san) – Hsin Hsin Ming (Shin Jin Mei) 3° Maître Zen





*

De la confiance en l’esprit.



*



La Voie parfaite n’est pas difficile,

Il suffit de rejeter tout choix.

Pourvu de ne haïr ni (d’) aimer

La pénétration en est clairissime.



Au moindre égarement

Ciel et terre sont séparés.

Afin de la voir en face,

On dépassera les contraires.



Le conflit « pour-contre »

Cause la maladie de l’esprit.

Ne discernant pas le sens mystérieux (de la Voie)

On s’évertue en vain à réfléchir paisiblement.



La Voie est parfaite comme le grand vide,

Sans carence, sans excès.

Accepter ou rejeter

Font nier l’intensité.



Ne pas s’identifier à l’existence,

Ne pas se résigner au vide,

Au sens sensible de l’unité

Cette dualité disparaît d’elle-même.



Renoncer à l’activité pour retrouver la passivité,

Ce renoncement est encore activité.

Seule obstrue la dualité,

Mieux vaut connaître l’Unité.



Quand l’Unité est obstruée,

Une double perte est encourue.

Nier l’existence, c’est s’y plonger,

S’en tenir au vide, c’est lui tourner le dos.



Parler beaucoup, beaucoup cogiter

Détourne de la vérité.

Rompre le discours, cesser l’intellection,

Aucun lien qu’on ne pénètre.



Retourner à la racine : Atteindre l’essence

Suivre les apparences : S’éloigner de l’origine.

A l’instant de l’éveil

On transcende ce vide-ci.



Les Transformations de ce vide-ci

Proviennent toutes de l’ignorance.

Inutile de rechercher la vérité

Abandonner toute opinion suffit.



On ne demeurera pas dans le dualisme :

On évitera soigneusement de le poursuivre.

Dès qu’apparaissent bien et mal,

L’esprit erre dans la confusion.



Deux prend source dans l’un

On ne s’agrippera pas à cet un.

Un esprit où rien ne naît

Ne trouve aucune faute aux dix mille dharmas.



Aucune faute, aucun dharma

Aucune naissance, aucun esprit.



Quand l’effet prend fin, la cause aussi,

Quand la cause disparaît, l’effet la suit.

L’effet est effet en vérité de la cause

La cause est en cause en vérité de l’effet.



Sache que l’un et l’autre

Proviennent d’un seul vide.

Le vide aux moitiés identiques,

Contenant chacun les dix milles formes.



Ne pas distinguer le fin du grossier

Vaut mieux que d’être enclin à la partialité.

La grande Voie est essentiellement libérale.

Ni facile, ni difficile.



Les vues mesquines renardent

Elles tournent en rond de la hâte à la lenteur.

L’opiniâtreté mène à perdre totalement

Pousse invariablement à la perversité.



Lâcher-prise : en soi

L’essence ne part ni ne demeure.

On suivra son inclinaison naturelle selon la Voie,

Vaguant à loisir, libre d’inquiétude.



L’anxiété obscurcit la nature bouddhique propre à chaque être,

Sombrer dans la confusion est malsain.

Malsain l’esprit troublé

A quoi bon antipathie ou sympathie.



Afin de progresser sur le Sentier Unique (le Grand Véhicule : Mahâyana)

On ne méprisera pas les six poussières des sens.

Ne pas mépriser les six poussières des sens

Revient à s’identifier au Véritable Eveil.



Le Sage non actif,

L’insensé se ligote.

Le Dharmas est sans Dharmas distinctifs,

Convoiter c’est se leurrer



Saisir l’esprit à l’aide de l’esprit

N’est-ce pas là errer grandement ?

De l’illusion naissent calme et agitation,

L’éveil est sans goûts ni dégoûts.



Toutes les dualités (auto déception délibérer,

Rêve, jonglerie, fleurs fantomatique.)

Pourquoi s’en soucier de s’en saisir ?



Gain-perte, vrai-faux

Sont à bannir totalement sur-le-champ.

Si l’œil ne dort pas,

Tous les rêves s’éloignent d’eux-mêmes.



Si l’esprit ne différencie pas entre

Les dix-milles Dharmas, il n’est qu’une « ainsité ».

Un « Ainsite », essentiel mystère

La causalité y est tout simplement oubliée.



Voir l’unité des dix-milles Dharmas,

Redécouvrir, retourner vers l’en-soi,

Met fin à la causalité

En rejetant la comparaison.



Inactive activité : non-activité.

Active inactivité : non-activité.

« Un et Un » en unisson avec cette équanimité ;

Toute activité cesse.



Lavé de tout doute et suspicion

La confiance originelle est restaurée.

Rien n’étant retenu,

Il n’est rien à se souvenir.



L’esprit en unisson demeure, vide, lucide, auto-illuminé,

Sans que son énergie s’épuise

En vues fausses.

Sentiments discriminatoires et conjonctions biscornues.

En son « Ainsité » le Dharma est

Sans « autres » sans « soi ».



En vue de s’y accorder spontanément,

Il n’y a qu’a s’écrier : « Pas Deux »

« Pas Deux » : Complète équivalence

Dont rien n’est exclu.



Les Sages des dix quartiers

Pénètrent toute cette origine ;

L’origine n’est ni pressée ni prolongée,

Le temps d’une pensée y est tout le temps (Dix-mille ans)



Sans « être « ni n’ « être pas »,

Les dix quartiers sont devant nos yeux.

L’infiniment petit est pareil à l’infiniment grand

Si on ne pense pas aux frontières qui les séparent.



L’infiniment grand est pareil à l’infiniment petit

Si l’on ne voit pas signe de frontière.

Ce qui n’est pas conséquence n’est pas

Ce qui n’est pas par conséquent est.



Un état de chose autre

Ne saurait se maintenir un instant.

Un, soit tout

Tout, soit un.



Si on comprend ceci, Pourquoi s’inquiéter de l’imperfection ?

Authentique esprit : pas deux

Pas deux : authentique esprit

Tout discours cesse

Plus d’allées et venues maintenant.
Vic
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